04 mars 2009
Défi n°6
Pas mal les blaireaux mais il vous manque un soupçon de talent pour m'arracher une once d'admiration...
A nous donc...
Point commun commun entre le Vélodromme et le circuit Paul Ricard ? La fréquence à laquelle ils s'emplissent de beaufs. Semi-mensuelle pour l'un et plus épisodique pour l'autre. Le résultat est le même. Une meute vociférante, loin des vocalyses du rossignol, s'entassent pour admirer le spectacle de onze, voire vingt-deux, millionnaires faire mumuse avec un ballon, ou celui de quelques privilégiés gaspiller les dernières gouttes d'essences disponibles en ce bas monde, le tout pour se griser de vitesse.
Autant se mettre irie avec un bon gros spliff, l'impact écologique est moindre...
Se retrouver à plusieurs milliers pour se rassurer qu'on est pas tout seul en bas de l'échelle de l'Humanité, c'est grave, Docteur ?
Les semaines vides, ils s'arment de leurs charentaises, ou autre type de pantoufles, pour se caler le cul devant leur petit écran. Le week-end est toujours dédié aux sports. Intensif, même. Stade 2, Auto-moto, Canal Football Club, ça enchaîne.
De Saint-Mars-la Jaille à Strasbourg, de Lille à Nice en passant par Brest et Saint-Jean d'Angély. Les mêmes rituels guident ces êtres ébêtés. Triste à pleurer.
Et dans leurs beaux stades, les cris de singe résonnent toujours après les joueurs de couleurs bien qu'ils innovent maintenant en leur lançant des bananes.
Ils n'ont jamais entendu Billie Holliday et le saxophone de Lester Young.
19 novembre 2008
Défi n°6 deuxième couche
Ça aurait dû être une partie de plaisir. Comme un bon cunnilingus langoureux. Mais non.
Déjà, il y a deux semaines, le coup porté par la Capitale avait été douloureux. Très douloureux. Un rappel violent que son dos se termine par un orifice pénétrable...
Et puis samedi rebelote. En puissance dix.
L'effet d'avoir, une nouvelle fois, sa rondelle forcée par un chibre monstrueux. Pas une pine de scarabée comme celle qu'il lave tous les matins... Non, un truc genre gladiateur du Colysée, à Rome. De l'obélisque égyptien à la matraque de police, l'éventail est long pour la métaphore. A vous de voir.
Pourtant, face à onze Merlus, il pouvait se permettre d'être égrillard au coup d'envoi.
A la mi-temps, avec deux buts d'avance, il pouvait se permettre de se taper un petit rhum-pétard à la santé de son équipe fétiche et à la victoire qui s'annonce. 3 points dans la musette et on talonne la bande à Aulas. Ça sent le titre et la Ligue des Champions.
Mais voilà, l'histoire se joue autrement. C'est pas une question de chatte ou de pelouse trop mouillée. Non il faut se rendre à l'évidence. Même si c'est dur.
Beh oui, mon Laze, tu soutiens un équipe de brêles pétochardes incapables de maintenir un résultat malgré les millions qu'on leur verse chaque mois...
Quand comprendras-tu ?
14 novembre 2008
Défi n°6
Les mots étaient : scarabée, beh, pétard, mouillé(e), chatte, égrillard, police, cunnilingus, rhum, Rome.
Donnez-nous du rhum ! Donnez-nous du rhum !
Ouh... On dirait un back de Joey Starr, putain...
Ouais le Jaguar est dans mon crâne, bien implanté. Pas que ce soir d'ailleurs. Suffit que j'croise un panier à salade ou n'importe quel gus en uniforme bleu marine pour l'entendre vociférer du fond de mes méninges :
NIQUE LA POLICE !!!
Ah l'empreinte d'un homme sur la vie d'un autre... Vaste question. Je n'y répondrai pas ce soir. Ni un autre.
Ca y est je suis bien bourré. Ma chemise est mouillée. Un verre qui n'aura pas suivi le chemin qui le menait à Rome... J'suis bon pour le pressing. J'viens comprendre pourquoi je n'avais pas de chemise blanche avant. Allez hop ! on passe de la métaphysique au textile !
En pleine forme je vous dis...
Je ne vois plus les femmes, rien que leur chatte qui supplie un cunnilingus ou plus si affinité... Hé hé hé envie de mettre la fièvre... Tiens revoilà le gros matou...Quand on parle de chatte... Ouais c'est fin ça... L'alcool te rend égrillard, mon pauvre vieux...
Violent aussi... Je rêve d'écraser comme de vulgaires scarabées la moitié des gueules de raies de cette fête... Pourquoi ? lIs m'ont rien fait, tous ces cons...
C'est la faute au Jaguar... Tiens c'est bien ça... Très énigmatique...
_ Pourquoi t'es con ?
_ C'est la faute au Jaguar !
Comprenne qui pourra... J'vous emmerde ! (Plus le Jaguar, ça)
Une tape dans le dos, une de celles qu'on qualifie de "viriles".
Une tête d'ahuri, moustache, pétard au bec, se fout devant moi :
"Eh beh ! Ton verre est vide !"
Enfin une remarque intelligente... Verse donc et fais tourner...
Ce soir c'est CARNAVAL !
14 février 2008
Défi n°5 bis parce que quand on aime on ne compte pas...
_ Rien à branler de ta fête.
Tu crois pouvoir me foutre la rage en m'en parlant sans arrêt, en me disant que ça va être génial, qu'il y aura une ambiance de folie et que c'est vraiment dommage que je ne sois pas là.
_ Tu veux que je chiale ou quoi ?
T'inquiète, il me faut plus qu'une absence à une boum de trentenaires pour que j'en vienne aux larmes.
Je vois le tableau d'ici de toutes façons. Les vieux souvenirs qui remontent inlassablement à la surface. Les vieilles histoires, les vieilles anecdotes. On se passera des vieux KRS, des vieux NTM en beuglant les refrains. C'est clair vous l'aurez le toucher Nick Ta Mère...
On ira se fumer des joints derrière la salle des fêtes d'un bled paumé, louée pour l'occasion. A l'ancienne.
On se bourrera la gueule jusqu'à plus soif, histoire d'avoir une excuse pour avoir dansé sur du Patrick Sébastien en fin de soirée...
Ben ouais, ma poule, c'est ainsi que je vois les choses.
Alors tant qu'on y est, oublie-moi pour le baptême de tes futurs chiards. Tes arrosages païens sont des catastrophes alors si on aborde le religieux...
13 février 2008
Défi n°5
Ce jour-là, j'étais de baptême. Moi qui suis plutôt porté sur le païen et même sur l'athée, la journée s'annonce comme un calvaire, si j'ose dire. Mais faut faire plaisir, paraît-il.
Il va donc falloir s'enfiler une heure de bondieuseries avant d'aller bouffer des petits fours minables arrosés de mauvais kir en tentant de mimer un quelconque intérêt pour des conversations de trentenaires dégénérés. Chouette.
Je suis à table. Avec dix blancs dans le buffet (j'ai toujours trouvé le cassis dégueulasse). A côté de moi une belle poule. Plus que quelques années pour qu'elle devienne une vraie pintade. A sa droite, son mec. Un genre de sous-Patrick Sébastien. Jamais vus auparavant mais je risque que de ne pas pouvoir les supporter. Lui, je le sens bien capable de nous sortir une petite chanson paillarde de derrière les fagots. Ou une histoire de Belges. Ou les deux. Elle, c'est un abime sans fond.
Fin du repas. Mes prédictions, enfin mes craintes, se réalisent. Le gros naze entonne le "Curé de Camaret"... avec les gestes. Pathétique. L'audience rit aux larmes. Applaudissements.
_ Alors j'étais comment ?
Il ose me parler.
_ Nick ta mère ! lui lancé-je. Une résurgence de mon adolescence.
De la rage dans ses yeux puis cinq de ses phalanges sur ma joue. Puis rien...
Je suis dans ma bagnole, groggy et à moitié bourré, ou l'inverse.
Mon prochain gosse ne sera pas baptisé.
18 avril 2007
Lutte de classe (Défi n°4 GrosGhislain)
_ Meunier ! Femelle du lièvre ?
_ La levrette, M'sieur !
Eclats de rire. 3h00 de colle. J'avais planté le décor.
Moi, le nouveau qui arrivait chez eux, j'étais maintenant chez moi. Moi, le dur, le loubard, qui préfère les jeans à la salopette et le cuir au costard, moi, qui a deux ans de retard, qui habite de l'autre côté du grand boulevard, là où même leurs parents ne vont plus de peur de se faire tailler en piécettes pour leur feuillelar, moi, je débarquais dans leur joli petit monde doré, ambiance Versailles plutôt que guinguette, où le champagne remplace la trouspinette.
Il m'a pas fallu longtemps pour devenir leur petit monarque à ces futurs ronds-de-cuir. Je les fascinais. Mon côté voyou, sûrement. L'incarnation de ce qu'ils ne seraient jamais. Les mecs me portaient aux nues. Quelques revues pornos pour agrémenter leurs branlettes avaient suffi pour les mettre à ma bottes. Faut dire qu'avec leur physique digne d'une blanquette, aucun espoir ne leur était permis ne serait-ce que pour décrocher un regard de leur consoeur. De toute façons leur attention était pour moi. Elles me suivaient où que j'aille, j'étais le vent, elles les girouettes. Du coup, un bon nombre sont tombées dans mon épuisette et les sous-sols de ce putain de lycée peuvent témoigner de nos pirouettes.
Un an passé parmi la progéniture de la crème de la crème de notre société. Un an de revanche. Un an à baiser leurs filles et à dévongonder leur fils. Un an pour faire exister les miens. Dérisoire.
21 mars 2007
Défin n°4 (Carmen Agère)
Je vous conseille pour bien saisir l'extrême finesse de ce court texte de lire la liste que m'a suggéré Carmen Agère (dernier commentaire de ce message http://scarabaie.canalblog.com/archives/2007/03/19/4362100.html )
Je vais souvent dans ce bar après le badminton. J'y bois un verre ou deux du vin de la semaine avant de rentrer me coucher. Cette fois-ci c'était du Madiran, plus mauvais que celui, pourtant pas fameux, que je pouvais boire chez un ami, et qui n'avait rien à voir avec le Maconnais de la semaine précédente.
Ce soir-là je me suis approché du flipper, déserté à cette heure-ci. Un retour des années lycées où nous restions, avec quelques potes, baver comme des limaces, devant les scores qu'obtenaient les joueurs plus aguerris que nous...
J'ai foutu une pièce dans la fente. Rien.
J'ai essayé de recupérer ma mise mais rien.
Les flippers sont têtus et s'ils ont décidés de vous baiser la gueule, ils y arrivent de quelque manière que ce soit.
J'ai appelé le patron qui a ramené sa fraise ou plutôt ses fraises eu égard à son tarin. A cette heure le taux d'alcool dans ses veines avoisinait le taux des emprunts chez Cetelem mais c'était tout de même un bon bougre. Une grosse moustache, l'air jovial, vaguement de gauche, je me plaisais à l'imaginer au volant d'un monospace, ces espèces de véhicules tout rond, tout gros.
Je lui expliqué mes déboires. Il a voulu m'aider et entreprit d'ouvrir la machine mais sa bedaine l'empêchait de s'agenouiller pour procéder à l'inspection de la machine. Tant pis.
Je renonçai à ma pièce mais il m'en proposa une autre. J'acceptai puis quittai le rade en regardant une dernière fois le flipper qui affichait "Crédits 0" de manière ostentatoire.
Les flippers ne connaissent rien à l'orthographe : ils seraient foutus d'écrire "cyrrhose" un seul "r" !
18 mars 2007
Défi n°2 (22%)
Deuxième défi, imposé cette fois 22%, un bayrouiste. Je tiens à le prévenir j'ai déjà eu des démêlés avec un bayrouiste il y a quelques temps (remember titi... RIP) ... Alors fais gaffe...
Chère Sylvie,
J'ai bien reçu votre lettre et bien compris le sens de votre message. Je comprends que vous soyez lasse de mes propos. Malheureusement je crains une nouvelle fois être obligé de me trouver en désaccord avec vous.
J'ai franchement tout essayé pour être en accord avec vos opinions. L'écouter en buvant du thé, en me mettant la gueule dans le seau placé sous ma gouttière recueillant l'eau de pluie, en compagnie d'un roux, à quatre pattes, en faisant le poirier, après avoir baisé, après avoir lu une thèse sur l'influence de l'ion K+ dans le déclenchement du potentiel d'action et ses conséquences sur la contraction musculaire des Anoures d'Europe du Nord, le matin, l'après-midi, le soir, sous L.S.D, sous coke, sous marijuana, et que sais-je encore.
Impossible ! Que tu ris, que tu pleures, que tu bailles, que tu pisses, que tu chies, rien y fait. Chaque audition s'est systématiquement transformée en séance de torture.
Désolé, Sylvie, mais je crains une nouvelle fois d'affirmer que :
Vincent Delerm chante vraiment comme une merde.
Luz.
Défi n°1 (Mank Dinspi)
Bien mon lecteur a réagi au dernier message et m'a proposé une liste de dix mots que j'ai donc utilisé, comme promis, dans un petit texte, d'inspiration libre... (les mots imposés seront en italique)
Ah ! Ils vont voir ce qu'ils vont voir ! Ce matin, juste sorti du lit, j'ai pris ma décision. Ils vont comprendre leur douleur et de quel bois je me chauffe ! Tous ces cons, ces m'as-tu-vu, ces minets, qui crient des "Hou ! Péquenot !", des "Dugland !" quand je passe dans la rue... Ils vont voir...
Bon où est-ce que j'ai foutu cette putain de peau de chamois ? dans ce tiroir ? non ! ou dans celui-ci ? Yes !!! La voilà...
Eh vas-y que j'astique. Oh ! Là, ça va briller. Oh que oui ! j'y ai passé le pot de polish. Regardez-moi cette couleur lie-de-vin magnifiée par des heures de lustrage...
Leurs langues-de-vipère n'auront plus qu'à pendre sur leur lippe quand ils me verront au volant de mon break enfin nettoyé.
