Ascension, quatrième. Oui pour la quatrième fois, une joyeuse bande de connards se retrouvent à l'Ascension dans un gîte, si possible poussiéreux.

Un petit week-end de débauche (enfin toute proportion gardé) où on discute, boit et bien d'autres choses encore.

Cette année, on a regretté quelques abscences.

D'abord notre livreur surfeur à qui on aurait pu se remonter le moral à grands coups de parties de palets. Mais bon il ne l'a pas senti, c'est dommage. Je pense qu'il aurait pu taquiner la vague sur le lac...

Ensuite c'est Groghislain qui s'est désisté au dernier moment pour cause de travail... enfin c'est ce qu'il dit puisque j'ai pu constater qu'il passait beaucoup de temps sur son ordi pour polluer nos discussions sur l'organisation dudit week-end et pour m'insulter copieusement et gratuitement. De la frustration émergent parfois de vils comportements. Ceci étant, sa présence a manqué, sauf à table puisque nous avons mangé à notre faim. Il manquait effectivement un homme de défi. Un qui aurait s'amuser à relever de petits défis sportifs aussi idiots qu'inutiles. J'ai tenté de taquiner mes camarades de kayak en plaçant un petit démarrage sur le retour d'une ballade. Ca n'a suivi que pendant vingt mètres. Après plus personne... J'ai fini seul en leur mettant cinq bonnes minutes dans la vue, sans forcer. C'est vrai que d'une manière générale les silhouettes s'arrondissent suivant la tendance lancée par le Laze il y a quelques dix ans déjà, mais tout de même, où est passé le paisir de jouer à "C'est moi qui ai la plus grosse" ? A quoi ça sert de se retrouver, sinon ? Je sais que si mon Ghislain avait été là il n'aurait pas lâché l'affaire et tel un Schleck dans la roue d'un Contador, il aurait emboîté le pas pour me contrer et qu'on aurait fini comme deux connards, essouflés et vidés de nos forces, juste pour le fun..

Mon collègue à roulettes, lui aussi retenu par le travail et ses collègues qui aiment bosser pendant les ponts, aurait pu être de la partie, je pense. Nous avons réussi des feux à la hauteur mais sans commune mesure avec ceux qu'il aurait construits. Je l'aurais bien observé vidant les sous-bois environnants et dépoté quatre ou cinq stères pour griller quatre saucisses...

L'éthologue aussi a manqué. Juste pour le niveau des discussions... Je me suis senti seul. Heureusement nous avons constaté que la mauvaise foi est une valeur familiale chez lui car son frère est tout aussi enclin que lui à discuter le moindre millimètre aux palets ou aux boules. Quant aux connaissances musicales, la transmission fraternelle n'a pas été assurée. Qu'il a dû se sentir seul, le petit frère en s'entendant hurler seul "GUESH PATTI !" pendant le blind test... seul titre trouvé, avec un IAM tout de même...

Et puis le Laze aussi nous a manqué. Enfin il a surtout manqué à la bouteille de Ricard qui est repartie à moitié pleine... Je sais qu'en lisant ces lignes il va frôler l'attaque cardiaque et il ne manquera pas de railler notre maçon et notre presque-éducateur sur leur minable performance et sur ce déshonneur porté à la confrérie des amateurs d'anisette. Va-t-il maintenir leur invitation pour son tournoi de palets cet été ?...

Voilà pour vous, les chers absents, nous avons bien pensé à vous parce que nous nous sommes bien marrés. Je sens mon niveau aux palets s'améliorer de plus en plus. L'année prochaine je frôlerai les cîmes, d'où mon impasse cette année pour l'étape rezéenne du International Palet Tour. Manque de préparation.

Allez salut à tous les présents et plus qu'un an à attendre...