Reprenons à notre compte l'unique refrain un tantinet célèbre d'un pathétique slammeur qui évacuait son trop-plein d'alcool lors d'un barbecue chez l'ami Laze.

Oui, que faire quand de tristes sires viennent polluer le blog, pardon MON blog, avec des insanités poujadistes ? La pauvre petite Jé-golène sans doute au bord de la crise de nerf se laisse aller dans des commentaires puants sans doute pour se persuader qu'elle appartient à la classe ouvrière et que comme elle, ou plutôt comme les sondages le disent, elle se laisse séduire par les chants de la sirène frontiste.

Et voilà que d'un revers de la main, elle balaie la supposée "élite politico-médiatique-gauchiste et lecteurs de ce blog..." Que veut-elle dire par là ? Rien. C'est de la formule. Le petit bourgeois socialiste qui joue le révolté, pour faire râler papa et maman et pour s'encanailler un peu, histoire de... Alors Jé-golène se saisit d'une belle expression qui ne veut rien dire et qui est surtout inappropriée pour faire un soi-disant "bon mot". Mais c'est du flan, un soufflé qui retombe, une merde molle sans texture ni saveur autre que celle du fiel qu'éructe un bon gros faf' vissé à son comptoir...

Ben oui Groghislain, tu joues la provoc' mais tu tombes dans un  populisme dont les fondations sont pourries depuis bien longtemps. Tu t'essaies à l'antiparlementarisme et tu te tompes de ciment idéologique, comme un con. Tu vomis cette fameuse susnommée élite aujourd'hui et demain tu prendras une 22 long rifle et tireras sur le premier immigré qui aura le malheur de pointer son nez dans les parages de ton appart'. Mas quand on habite près d'un boulevard qui porte le nom d'un célèbre armurier français, peut-on espérer un autre avenir.

Je suis sûr que tu arborais dans ta jeunesse cette belle main qui invitait à ne pas toucher à ton pote quelque fût sa couleur. Une belle initiative inspiré par les gauchistes infiltrés dans le parti dans lequel tu fus élevé. Gauchiste qui aujourd'hui collectionne les montres, certes. Preuve que tout le monde glisse en vieillissant. Vers la bourgeoisie ou, en ce qui te concerne vers le poujadisme de bas niveau.

Vomis, mon vieux, ta bile d'acariâtre et de frustré, comme tu vas vomir tes poumons sur les chemins de randonnées corréziens pendant les dix minutes où tu auras essayé de me suivre.

PS : Dès fois, cut ta télé, change ton quotidien, entre dans un musée ou lis un bouquin (mais PAS de Fred Vargas...)