Mes élytres étaient fragiles comme au sortir de la nymphe maintenant j'ai la carapace d'un GroKonar !!!

"Connard" fut, est, et sera le qualificatif utilisé par mes amis pour me décrire... Et ils ont raison !!! Du Scarabaie il ne reste plus que le nom, Grokonar a pris le contrôle, pour de bon cette fois !!!

28 février 2009

Stachy ça glisse...

Comme dit Grokorps Malade : Quoiqu'on fasse, le temps passe... Et le grand Léo de rajouter : "Avec le temps...".
Voilà une poétique entrée en matière, à faire chialer le Janot44. De ce temps, donc, je sens justement le temps passer, inexorablement. Rien à faire pour ralentir sa marche ou mieux rembobiner un peu le rouleau, histoire d'en profiter un peu plus... Enfin j'ai pas quarante ans et cela me laisse encore un peu d'optimisme quant à l'avenir. Enfin si la planète tient le coup assez longtemps pour que je puisse voir des cheveux blancs sur mon crâne.

Ah le temps qui passe... Parfois on se prend un choc... On prend dix ans en une seconde. On revoit un endroit, une personne et on se rend compte que la réalité ne colle plus avec les souvenirs, bref que du temps a passé et qu'on n'a rien vu...

Ainsi la semaine dernière je suis parti skier deux jours, avec Grokette, en camion. Ben ouais malgré mon statut de privilégié je ne peux que m'offrir deux jours et en camion, sans hébergement autre que le studio loué par la Stache Family, mais le temps d'un repas seulement, repas que j'ai dû payer de surcroît... Alors que certains prolétaires ont pu tester pendant 5 jours les jolis skis qu'ils ont reçu à Noël, comme tout bon prolétaire. Suivez mon regard... Enfin apparemment le ski l'épuise tellement qu'il ne peut plus finir une soirée après minuit...

Le ski, donc. J'avais eu l'occasion dans ma formation professionnelle de partir au ski avec le Stachy. J'en gardais une double image. D'abord celle d'un magnifique fuseau bleu clair tout droit sorti des seventies, qui moulait si bien ses jambes qu'à la fin du séjour j'aurais pu les dessiner de tête. En outre je me demandais comment il était humainement possible pour lesdites jambes de rentrer cet oripeau d'élasthane.

Ensuite je me souvenais du même homme sur des skis qui était à mes yeux l'incarnation d'une glisse aisée et distinguée, et même plutôt classe. Pour ma part, à cette époque, je testais la dureté de la roche avec ma tête et je peux vous que bien que friable le schiste, pris à pleine vitesse dans la gueule, c'est quand même relativement dur...

La semaine dernière fut l'occasion de constater que du temps avait passé. Premièrement le fuseau bleu avait dû rejoindre une quelconque décharge ou bien même, à l'heure où j'écris, alimenter un incirérateur car le brave Stachy avait revêtu de nouveaux habits de ski, essayant de prouver à ses semblables qu'il était "dans le coup" question mode vestimentaire... Besoin de se sentir jeune, peut-être...

Secondement, lorsque je le vis descendre les pistes, j'ai senti que quelque chose n'allait pas. Où était le Jean-CLaude Killy, le Alberto Tomba, le Herman Maïer que j'avais connu neuf ans auparavant ? Je ne sais pas mais il avait laissé place à un skieur pépère qui descend les pistes en bon père de famille, sans prise de risque, banalement. Si bien que, dès le deux jours, malgré mon style peu orthodoxe et un handicap de poids conséquent, j'étais capable de lui faire la nique et d'aller plus vite que lui, remplaçant son sourire condescendant par un rictus aigri...

Dans ma tête, un skieur hors norme, agile, intrépide. Sous mes yeux, un pantouflard au style convenu.

Entre les deux, neuf ans ont passé.

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25 février 2009

Mot valise

Fessebook :   Livre de cul.

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23 février 2009

Ca fait de l'effet (ha ha ha)

D'abord la couverture.

Ensuite l'histoire. Celle d'un type qui plaque tout (maison, boulot, femme et enfants) pour aller vivre en forêt. Fuir mais aussi reconstruire. Un court récit bien sympathique. Encore un allumé qui cherche du sens à sa vie, à la Vie en se réfugiant dans la nature. Il y a de l'Indian Creek là-dedans, du Into the wild aussi et allez pourquoi pas un peu de London.

Doppler ou comment devenir le pote des élans et l'ennemi des "mecs de droite" et réussir à ne plus s'appliquer.



doppler


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Tension and Release

Un vieux pote est dans les parages. Pas moyen qu'il reparte sans être servi, rincé même par le Laze. Question de principe. L'affaire est vite réglée. Madame Laze a un dîner d'entreprise le vendredi soir, plus de choix dans la date. Pour un repas entre couilles ça ne pouvait tomber mieux.
Deux autres lascars sont aussi de la partie. Une affaire rondement menée. Le piège est tendu pour le Grok.

Il arrive tard, après quelques courses et un séjour éprouvant chez la Stache, qui a voulu au cours des deux précédents soirs démontrer que ses quatre dizaines d'années ne lui pesaient ni sur les épaules, ni sur le foie. Peu de sommeil, deux charges au cul, le Grok a connu meilleure préparation. Il argumentera.

Il arrive, il entre et sent le traquenard dès le début. Pas la peine d'insister sur une quelquonque fatigue, ce n'est que dérobade pour son hôte. Alors tant pis il prend le rythme. Un apéro médiocre où il s'est décidément dit que le citron jaune dans le rhum était une hérésie puis une démonstration de sax par un Laze plus coltrainien que jamais. Le gaillard tente des improvisations de jazz dont il n'a compris, pour l'instant, que deux principes généraux : "Tension & Release"
Alterner. Accélérer. Relâcher. Monter. Descendre.
Même en le sachant, on avait du mal à distinguer ces différentes phases, l'autre soir, dans le salon du Laze. Enfin ce dernier s'est donné plusieurs années pour maîtriser, espérons qu'il ne soit pas pressé.

On passe à table. Le rouge arrive. Du Languedoc essentiellement (coteaux, saint chinian et faugères). Moyenne de 13° par boutanche. Quand on est élevé au vin de soif de papa à 9°, ça fait un choc. Le Laze aurait dû le savoir. Trop gourmand. Et pour réaffirmer, selon sa vision désuète, sa virilité, il enchaine les verres comme un salaud. Les autres aussi mais uste pour savourer l'instant présent d'être ensemble. Tension.

Retour de Miss Laze. Un coup d'oeil lui suffit pour apprécier l'état de l'éponge à vin qu'est devenu son "homme". Release.

Rien de tel qu'un cocktail pour se remettre d'aplomb ! Ben voyons. Seulement ce soir-là le Laze prépare mais c'est aux autres de boire. Il décroche de la soirée, lentement mais sûrement. Toutefois, dans un sursaut, il se lance dans la confection d'un truc à base de curaçao, de citron et de rhum, je crois. Il prépare, découpe, dose, mélange. Tension.

Puis, soudain, son teint change. Du rubicond au blanc cireux. La sueur perle sur son front. L'oeil devient plus hagard que celui d'un bovin hypotonique. C'est la bascule.
Il laisse le shaker (ce qui donnera au Grok l'occasion de faire une monumentale connerie) pour s'étendre de tout son long sur son divan. Le Laze est out. Release.

Il ne souhaite plus que son lit et rien d'autre. L'amitié n'est pas un bon excitant pour lui. On le couche. Il tient des propos cohérents mais est complètement à bout de force. Un pantin. Une larve. Une merde.

Ses amis tentent même Mademoiselle Laze a chanté avec eux pour le voir resortir du lit. Que dalle. Il rumine dans tête le fabuleux come-back du Grok cet été et il comprit que la performance est trop exceptionnelle pour être à la portée de n'importe qui. D'une bonne coulante ne naîtra jamais un beau colombin.  Release.

Ce fut le "release" final, pas de "tension" pour lui succéder. Alors les deux se sont quitter en ami, comme au bon vieux temps. A griller le dernier dans le duvet, avant d'éteindre la lumière et de préparer leurs quolibets pour le lendemain matin...


Posté par Grok à 20:05 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 février 2009

"Beuh" redit Nam-Nam

Une petite Groknik musicale pour relancer le blog... Et hop !

A en croire la presse spécialisée voici Ze Album of the Début d'année : celui que quatre DJ regroupé sous le sobriquet de Birdy Nam Nam, dont j'ai déjà parlé à l'occasion de la Garden Nef Party...
Alors que dire ?
Eh bien que les quatre lascars ont perdu en qualité technique ce qu'ils ont gagné en efficacité "dancefloorienne". Ouais c'est un album à écouter pour bouger son derrière.
Construction classique des morceaux (début lent puis grosse montée vers une explosion finale), certes mais bien maîtrisée. Perso, certains passages lents me gonflent un peu, enfin.
Le tout est produit par Yuksek, auteur par ailleurs d'un album merdique (et ceux qui disent le contraire ont de la merde dans les oreilles, parce que, franchement une compil' de merdes housy), comme quoi rendre service aux autres permet de donner le meilleur de soi-même.

Bon maintenant je n'aurais qu'une question : Est-ce que ça vaut vraiment le coup d'être à 4 pour faire ça ?... Je reste dubitatif tout de même.

Enfin allez les voir quand même même s'ils ne nous offrent pas un remix de "Simple & Funky"...


birdy

Posté par Grok à 10:14 - Les InGrokuptibles - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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