Back dans les bacs, diraient Didier et Bruno ! Eh bien oui me revoilà après de longs moments de réflexion intenses. Il aura fallu une remarque cinglante d'un Puyfolais pour m'ébranler !!! Ainsi je suis, selon lui, "navrant pour un Vendéen"... Mais c'est quoi un Vendéen ? Quelles exigences dois-je satisfaire pour mériter le tire de "vrai Vendéen" ? Visiblement y être né, avoir des aïeux qui y sont nés et y ont vécus, y avoir grandi ne suffisent pas... Alors que me faut-il ?
. Faut-il que je me rende en pélérinage tous les ans sur les différents monuments édifiés par le Vicomte en mémoire de la résistance qu'ont opposé mes ancêtres (peut-être pas d'ailleurs) aux Bleus de la République - attention maintenant je suis calé sur le sujet grâce au Puyfolais - ?
. Quelle ration de mogettes dois-je manger chaque semaine ?
. Puis-je prendre autre chose que des caillebottes en dessert ?
Autant de questions auxquelles je n'ai pas de réponse... En fait si... Vendéen parce que né en Vendée ! Point barre. Un dernier mot cependant pour mon co(n)patriote puyfolais pour qui être vendéen semble devoir se mériter ou en tout cas semble être lié avec la connaissance de la noble cause des insurgés de 1793, qui correspond à sa Vendée. Ma Vendée à moi c'est celle qui a montré du doigt ma grand-mère dans sa jeunesse parce qu'enfantée par une fille-mère et parce qu'elle allait à l' "école du diable". Elle est là ma Vendée, figée dans ses archaïsmes, son conservatisme et j'aimerais qu'elle en sorte...Foi de Grokonar !
Oh ! oh ! Qu'est-ce qui te prend ? Tu parles sérieusement ? Tu exposes des idées à peu près saines ? Tu veux nous faire chialer avec ta grand-mère ? Eh Grok ! Faut pas t'en faire parce t'as vexé un Puyfolais... c'est pas grave...
Ta gueule, cloporte ! La question de l'appartenance est au coeur de mon être !
Comme tu parles bien ! On a inversé les rôles, là ? Je te sens fébrile mon Grokonar, qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi es-tu si soucieux de ton appartenance ? T'as des papiers ? Arno Klarsfeld ne passera pas te voir, toi... Alors ?
Je te savais coprophage mais te voilà charognard, misérable insecte ! Si la question de l'appartenance est si importante en ce moment c'est que cela fait 1 an que j'ai quitté ma terre natale et que je me sentais adopté par ma nouvelle région. 1 an que je suis Aveyronnais, puisque je vis dans l'Aveyron. 1 an que je travaille ma nouvelle identité, que je développe mon sentiment d'appartenance à ce terroir empreint d'authenticité... Ah je m'y croyais presque ! Les champignons, les balades, la bonne gastronomie du Sud-Ouest...enfin presque... Quelques progrès à faire. Encore. Je ne suis pas Aveyronnais. J'ai raté un aligot.